Top 5 bonnes raisons d'exprimer ses opinions pour la bonne gouvernance



L'expression n'est pas le résultat d'un quelconque attribut de la nature mais un phénomène social modelé au gré des multiples luttes successives et enrichies par les lois.Non par les lois naturelles (non écrites), mais celles que, sous pression, le législateur a rédigées. Historiquement, la parole publique était détenue par un nombre très restreint de personnes. Cela est illustré, d'une manière emblématique, dans la personnalisation de la chose publique patronnée par le roi Napoléon de France qui prétendait que "L'Etat c'est moi". Cet aphorisme sera balayé aux premières heurs des révolutions populaires toutes victorieuses dans ce pays. A l'image de celle des 30 et 31 octobre au Burkina Faso dont les objectifs sont analogues. Cependant, la révolte populaire  produit nécessairement la violence qui est précisément le contraire ou l'absence de l'expression d'où les 5 bonnes raisons à elle attachées:

Top 1 :  ex -pression

Le philosophe Thomas More présente l’esprit de l’être humain sous son mauvais jour comme un ensemble "de goût, humeurs, caractères et jugements" qui, réunis en un individu, sont inconciliables quand on les fait passer sans modification à un autre. D'où  une permanence de la confrontation qui naît de cette interférence d’esprit et de vue produisant pour celui qui ne peut s'en accommoder, une pression.La plus forte de toutes étant le dictât face à laquelle la seule issue qui s'ouvre est l'expression. Elle désigne ce qu'on fait sortir (ex) quand on est en désaccord, c'est à dire qu'on ressent une (pression) . Pour autant cette étymologie latine est suffisante pour montrer l'importance de l'expression.

Top 2:  une épine dorsale de la démocratie !

Nombre d'individus ont découvert la démocratie une fois que, enrichis de leurs carte d'électeur et qu'ils se sont présentés dans un bureau de vote, ils ont pu glisser leur choix dans une urne. On dit qu'ils se sont exprimés ou que les urnes ont parlé pour celui qui va présider la destiné de ses semblables c'est à dire le peuple. Cet acte confère à tout le processus le qualificatif démocratique grâce l'expression du vote. d'ailleurs, on pourrait revoir l'âge de certaines démocratie à la baisse comme la France,  où les femmes ont entendu  jusqu'en 1944 l'expression universelle féminine voire les les Etats Unies où les noirs en ont été privés jusqu'en 1965. Comme on le constate la démocratie n'est pas la garantie du droit d’expression même si son existence en dépend fortement d'où son apparition dans le corpus des droits de l'homme, prévu à cet effet. C'est pour cette même démocratie, il faut le préciser, que la limitation de la même faculté d'expression existe. Ce n'est pas le lieu d'expliquer la balance permettant d'avoir le juste milieu entre ces deux exigences . sauf à reproduire l'alinéa matrice issue de la Convention européenne sur les droits de l'homme conçu clairement comme la ligne rouge à ne pas dépasser : 

 " L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions,restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire".

Ce n'est pas parce que vous avez le permis de conduire que vous pouvez défoncer la voie.

Top 3 : un droit de l'homme sous contrôle

"Toute personne a le droit d'exprimer et de diffuser ses opinions dans le cadre des lois et règlements" . Le mérite de l'article 9 que nous tirons de la Charte africaine des droits de l'homme est la mention "toute personne". En effet, ce droit a été un privilège dont le partage ne s'est pas fait à titre volontaire. Au contraire il a été jalousement gardé par la monarchie, nous avons déjà évoqué l'apophtegme de Napoléon à cette fin. De même, à certaine périodes dites démocratique notamment en grande Bretagne, seul le parlementaire avait ce droit et uniquement à l’intérieur du parlement. C'est précisément ce à quoi s'attaque les droits de l'homme en particulier ce texte ci-dessus mentionné. Nos bla-bla inoffensifs ne sont pas toujours les bienvenues. Plus particulièrement, les détenteurs du pouvoir sur qui ils se déversent ont recours aux baïonnettes pour garder le monopole de cette faculté. Difficilement,  la fanfare de réveil  animé par une jeunesse qui refuse d'entrer dans leur tour d'ivoire s'est entendue grâce à la bénédiction des réseaux sociaux. 

Top 4 :  bouclier de la presse

Que vaut la plume du journaliste si elle coule d'une source où la parole est monopolisée par l'élite. Evidemment, elle sera uniquement un instrument de propagande à l'image d’excellent griots qui savent chanter les louanges. En même temps, il n'est pas aisé de s'en défaire de cette image. L'obstacle provient de ce qu'on peut appeler la vérité médiatique qui est de nature polémique. le xx éme siècle déclare Camus est le "siècle de la polémique" par effet journalistique, bien sûr. Celle-ci entraîne aussi le journaliste dans la tourmente qui se traduit pour, le moindre mal, par l' emprisonnement soit près de 400 hommes et femmes du métier qui sont gardés dans les geôles pour la seule année 2016 (Comité de Protection des Journalistes). Ces détentions sont pour la plupart illégales en vertu, justement du droit à la liberté d'expression. Du moment où ils sont privé de leur liberté de mouvement, c'est une raison de plus de rempiler avec le droit d'expression sur les thèmes à polémique . Surtout qu'aucune prison ne peut contenir tout le peuple.

Top 5 : la démocratie en perpétuel danger, défense de se taire

Pour tous ceux qui sont soucieux, amoureux, épris et sont instinctivement en quête de la démocratie et la justice ne peuvent éluder cette instance de Martin Luther King "Les barricades sont les voix de ceux qu'on entend pas"En délivrant le message d’acquiescement par le silence il bloque le passage de l'information car aucun journaliste aussi fouineur soit-il ne peut briser l’omerta. si cette information est d'ordre judiciaire, son obstruction cela vaut une peine d'emprisonnement. De même,  les personnes qui veulent pas donner un avis sur la gestion de la chose publique encourent la peine qu'est la mauvaise gouvernance ce que s'est toujours chargé de démontrer, le tribunal de l'histoire. 

Fin de l'histoire

    

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